Ski de fond et psychologie : Sophie Tremblay en route vers l'aventure
« Ce ne sera pas toujours beau ou agréable, mais il faut continuer à travailler. Chaque jour, on fait un petit effort qui, à la fin, sera quelque chose de plus grand », explique Sophie Tremblay. C'est une philosophie qui lui a été utile dans son entraînement de ski de fond et dans la vie. Elle est née à Sudbury, en Ontario, et a grandi à Ottawa, puis à Timmins, et vit maintenant à Thunder Bay.
En ce qui concerne ses études, Tremblay a fait ses études secondaires à Ottawa et a étudié la psychologie à l'Université Lakehead pendant deux ans. Elle a ensuite déménagé à Sudbury pour terminer ses études à l'Université Laurentienne. Au début, elle voulait étudier les sciences infirmières, mais elle a été attirée par l'ampleur de la psychologie en tant que discipline et par le nombre de branches d'études à explorer. Elle a présenté une demande d'admission à un programme de maîtrise en psychologie clinique et à une école de médecine, mais elle ne sait pas encore où elle finira.
Pour garder son équilibre, Tremblay a recours à de nombreuses listes et elle prend toujours des notes. Elle s'entoure de gens qui partagent ses intérêts et elle aime faire de l'exercice et du ski de fond. Elle essaie de bien gérer son temps pour rester au courant de tout.
Pour les étudiants autochtones qui souhaitent quitter leur communauté d'origine pour étudier, elle conseille de rester en contact avec leur communauté, leur culture, leurs traditions et leurs cercles d'appartenance, tout en rencontrant de nouvelles personnes à leur nouvelle destination. Tremblay suggère également de continuer à pratiquer ce qui est important, comme les traditions culturelles, et de s'entourer de personnes qui les soutiennent, comme le centre étudiant autochtone de l'université.
Pour les personnes timides ou introverties, elle suggère de sortir de sa zone de confort, même si cela semble trop difficile au début, par petites étapes. Tremblay recommande de savoir où l'on va à l'avance ou de se rendre dans un endroit un peu plus près de chez soi. En fin de compte, elle conseille d'être fidèle à soi-même et de s'assurer d'avoir la constance nécessaire pour réussir et une routine pour se sentir bien ancré. Pour aider à l'autorégulation lorsqu'on sort de sa zone de confort, Tremblay suggère d'avoir des rappels, des exercices de respiration, de prendre du temps pour soi ou d'avoir une phrase à répéter.
En ce qui concerne les obstacles à surmonter, Tremblay a quitté sa famille et sa communauté pour aller à l'université anglophone en tant que francophone, ce qui n'a pas été facile après avoir fait toute sa scolarité en français. Apprendre à tout écrire en anglais a été une tâche ardue, tout comme acquérir suffisamment de confiance pour dire ce qu'elle pense. C'est quelque chose qu'elle a découvert avec le temps et en apprenant à ne pas se soucier de ce que les autres pensent. S'entourer de personnes qui la soutiennent peut également être utile pour avoir le courage de s'exprimer.
Pour trouver l’inspiration, Tremblay se tourne vers les gens qui l’entourent, sa famille et sa communauté. Elle se tourne vers leur résilience et leur motivation pour réussir, et elle trouve également la motivation pour travailler à la réalisation de ses propres objectifs. Si elle pouvait transmettre un message à sa jeune version, ce serait :
« Ce n’est pas grave si votre chemin est différent de celui des autres. C’est normal et chacun est différent. Cela ne signifie pas que vous n’accomplirez pas les choses que vous recherchez, mais simplement que le chemin de chacun est différent. Chacun ira à son propre rythme et sera simplement heureux de là où vous en êtes. Profitez du chemin qui vous mène là où vous allez et ne vous sentez pas pressé de tout accomplir et d’être là où tout le monde est. Votre heure viendra. »
Son conseil pour quelqu’un qui se débat sur son chemin serait le suivant : « Prenez une seconde et réfléchissez à ce que vous voulez faire et à la façon d’y parvenir, et assurez-vous de faire des choses qui vous rendent vraiment heureux et non pas les autres, et de vraiment profiter du moment présent et de ce qui se passe en ce moment. Respirez. Tout semble si précipité de nos jours. N’oubliez pas de rester là où vous êtes maintenant et de vraiment profiter de votre temps avec vos amis et votre famille et de vraiment ressentir le soutien de votre communauté. »
Pour maintenir son bien-être mental, Tremblay fait attention à sa gestion du temps afin de pouvoir jongler avec ce dont elle a besoin et utiliser les ressources qui sont à sa disposition. Elle trouve utile le conseiller pédagogique autochtone du centre autochtone. Elle parle également à sa famille et les consulte et fait des exercices pour soulager son stress. Elle passe du temps à se connecter avec la nature lorsqu'elle a peur de se ressourcer.
Issue d'une famille de skieurs de fond, ses parents ont veillé à ce qu'elle explore le sport dès son plus jeune âge. Le ski de fond est ce qui l'a le plus touchée et elle a participé à des compétitions, s'est inscrite à un club et s'est entraînée à Ottawa. Elle a également trouvé une communauté sportive autochtone métisse et a skié dans les deux universités qu'elle a fréquentées. Elle fait également du ski à roulettes en été pour se préparer à l'hiver. Tremblay a eu la chance de représenter le Canada et l'Ontario lors de courses et elle a apprécié les opportunités qui lui ont été offertes. Entamant sa dernière année de compétition, elle réfléchit à toutes les leçons de vie qu'elle a apprises et aux personnes qu'elle a rencontrées en cours de route.
Elle aime sortir, travailler dur, s'amuser et revenir en se sentant plus efficace. Étant une personne compétitive, elle adore la course.
Les leçons de vie qu'elle a apprises sont que le chemin de chacun est différent, qu'elle a appris la résilience et la patience, que tout ne se fait pas du jour au lendemain et qu'il faut travailler pour obtenir des choses et que l'on ne remarque pas toujours de progrès, mais que le travail acharné mène toujours quelque part. Elle a appris à être fidèle à elle-même et à se concentrer sur ce qui l'aide, la fait se sentir bien et heureuse.
Sophie Tremblay sait que le ski et la vie ne seront pas toujours beaux ni agréables, mais elle doit continuer à travailler. Un petit effort chaque jour mènera à quelque chose de plus grand, que ce soit en étudiant pour des examens de psychologie ou en s'entraînant avec son équipe. Elle ne sait peut-être pas encore où elle finira, si ce sera davantage en psychologie ou en médecine, mais elle sait comment elle veut vivre sa vie et honorer qui elle est à l'intérieur.
Merci à Alison Tedford pour avoir écrit cet article !
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